SALAIRES : LA BRANCHE SAP PARMI LES DERNIÈRES DE FRANCE !

188ᵉ SUR 195 BRANCHES : UNE HONTE POUR NOS MÉTIERS !

Les salariés des entreprises de services à la personne exercent des métiers indispensables. Pourtant, leur convention collective figure parmi les plus mauvaises en matière de minima salariaux !

Selon notre analyse comparative de 195 branches professionnelles, la branche des entreprises de services à la personne (IDCC 3127) se classe à la 188ᵉ place, soit parmi les huit dernières.

LES CHIFFRES SONT ACCABLANTS !

  • 11,68 € brut de l'heure : premier minimum conventionnel de la branche SAP.
  • 12,31 € brut de l'heure : SMIC légal depuis juin 2026.
  • 95,51 € brut par mois sous le SMIC : l'écart entre le premier minimum conventionnel et le SMIC, sur une base de 35 heures.
  • 4 niveaux sur 4 sous le SMIC : toutes les classifications conventionnelles des intervenants sont concernées !
Niveau conventionnelMinimum horaire
Niveau I11,68 €
Niveau II11,77 €
Niveau III11,85 €
Niveau IV12,11 €
SMIC légal12,31 €

Résultat : le SMIC rattrape et dépasse toute la grille salariale des intervenants !

Bien entendu, le SMIC légal s'impose aux employeurs. Mais lorsque les quatre niveaux conventionnels sont en dessous, quelle reconnaissance salariale reste-t-il pour les qualifications, l'expérience et les responsabilités ?

DES MÉTIERS ESSENTIELS, DES SALAIRES SACRIFIÉS !

La dernière grille salariale étendue remonte à juillet 2024.

Pendant ce temps, les salariés continuent à subir les hausses du coût de la vie, les déplacements entre interventions, la pénibilité, les horaires morcelés et les temps partiels imposés.

Et les négociations de branche piétinent !

À titre de comparaison, le premier minimum de la branche des particuliers employeurs (IDCC 3239) atteint désormais 12,68 € brut de l'heure, contre 11,68 € dans la grille des entreprises SAP.

Un euro d'écart horaire entre les deux premiers minima conventionnels : pourquoi une telle différence pour des métiers proches ?

POUR LA CGT, ÇA SUFFIT !

Nous exigeons :

  • Une augmentation immédiate et significative de tous les minima conventionnels, avec un premier niveau réellement supérieur au SMIC.
  • Une véritable reconnaissance des qualifications, avec des écarts de rémunération entre les niveaux.
  • Une revalorisation régulière des grilles, pour qu'elles ne soient plus systématiquement rattrapées par le SMIC.
  • Une augmentation des indemnités kilométriques et une meilleure prise en compte de tous les temps de déplacement professionnels.

NOS MÉTIERS ONT DE LA VALEUR. NOS SALAIRES DOIVENT LE REFLÉTER !


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