Les minima conventionnels évoluent au 1er juin 2026
L'arrêté du 4 mai 2026 (publié au JO du 8 mai) étend les 2 accords de branche signés le 5 février 2026.
A partir du 1er juin, les minima conventionnels évoluent considérablement, notamment pour les assistantes maternelles où ils connaissent une augmentation de 15,38%. Une victoire portée par la CGT pour la reconnaissance des métiers féminisés (voir notre article Salaires: La CGT obtient des avancées majeures - Blog sap cgt)

Et pour les salariés du particulier employeur, les minima évoluent également

La CGT, une organisation résolument féministe
Le caractère féministe de la CGT ne relève ni d’un affichage ni d’un principe abstrait. Il se construit dans l’action syndicale concrète, au plus près des réalités du travail. À cet égard, le secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile constitue un terrain particulièrement révélateur. Massivement féminisé, longtemps invisibilisé et historiquement dévalorisé, il concentre des enjeux majeurs d’égalité professionnelle, de reconnaissance et de dignité au travail.
Dans ce secteur, le travail mené par la CGT s’inscrit pleinement dans une démarche féministe, en s’attaquant aux racines économiques et sociales des inégalités. La question des classifications en est un exemple central. Pendant des années, les métiers du domicile — assistance aux personnes âgées, garde d’enfants, entretien du logement — ont été considérés comme des prolongements « naturels » des tâches domestiques, et non comme de véritables compétences professionnelles. En intervenant dans la construction de grilles conventionnelles plus justes, la CGT a contribué à faire reconnaître ces métiers pour ce qu’ils sont : des activités qualifiées, nécessitant savoir-faire, responsabilité et engagement. Cette revalorisation est un levier essentiel pour lutter contre la dépréciation du travail féminin.
Cette logique de reconnaissance s’est également traduite par des avancées salariales significatives. En 2026, l’augmentation de 15,38 % du minimum conventionnel des assistantes maternelles en est une illustration concrète. Au-delà du chiffre, cette progression marque une rupture avec des décennies de sous-rémunération. Elle témoigne d’un rapport de force construit dans la durée, et d’une volonté de corriger des inégalités structurelles qui touchent en premier lieu les femmes. Revaloriser ces métiers, c’est aussi reconnaître leur rôle central dans la société, notamment dans l’accueil de la petite enfance.

Cette logique de reconnaissance s’est également traduite par des avancées salariales significatives. En 2026, l’augmentation de 15,38 % du minimum conventionnel des assistantes maternelles en est une illustration concrète
Le caractère féministe de l’action syndicale se manifeste également dans la prise en compte des violences sexistes et sexuelles. Dans le secteur de l’emploi à domicile, ces violences peuvent prendre des formes spécifiques, liées à l’isolement des salariées, à la relation directe avec l’employeur et à la porosité entre sphère privée et sphère professionnelle. Longtemps tues ou minimisées, ces situations font aujourd’hui l’objet d’un travail syndical de fond. La CGT agit pour visibiliser ces violences, accompagner les victimes, et faire évoluer les cadres de prévention et de protection. Cela passe par la négociation de dispositifs adaptés, mais aussi par un travail de sensibilisation et de formation indispensable.
Au-delà de ces avancées, c’est une conception globale du syndicalisme qui est en jeu. Être une organisation féministe, c’est refuser que certains métiers soient moins reconnus parce qu’ils sont exercés majoritairement par des femmes. C’est aussi lutter contre toutes les formes de précarité et d’invisibilisation qui en découlent. Dans un secteur où les salariées cumulent souvent faibles rémunérations, morcellement des emplois et isolement professionnel, l’action collective portée par la CGT prend une dimension particulièrement émancipatrice.
Les progrès réalisés ces dernières années montrent que des transformations sont possibles. Mais ils rappellent aussi l’ampleur du chemin restant à parcourir pour atteindre une égalité réelle. Dans ce combat, la CGT continuera d’agir pour faire du travail un vecteur d’émancipation, et non de reproduction des inégalités. Car défendre les droits des salariées de l’emploi à domicile, c’est aussi porter un projet de société plus juste, où le travail des femmes est pleinement reconnu, respecté et valorisé.
Vous aussi, rejoignez notre combat syndical !