Compatir et agir : face aux incendies, la solidarité ne suffit pas, il faut aussi protéger les travailleurs
incendies dramatiques: compatir et agir !
Compatir et agir : face aux incendies, la solidarité ne suffit pas, il faut aussi protéger les travailleurs
L'été 2026 restera marqué par des incendies d'une violence exceptionnelle. Des milliers d'hectares sont partis en fumée, des familles ont dû être évacuées, des habitations ont été détruites et des salariés se retrouvent brutalement privés de leur activité.
La CGT SAP tient d'abord à exprimer tout son soutien aux victimes de ces catastrophes.
Nous adressons également notre profonde reconnaissance à celles et ceux qui, souvent au péril de leur vie, se mobilisent sans relâche : les sapeurs-pompiers, les personnels de la Sécurité civile, les militaires engagés sur le terrain, les agents des collectivités territoriales, les forces de l'ordre, mais aussi les agriculteurs bénévoles qui mettent leurs tracteurs, leurs citernes et leur connaissance du territoire au service de la lutte contre les flammes. Leur engagement force le respect.
Mais remercier ne suffit pas.
Les conséquences des incendies ne s'arrêtent pas lorsque les flammes sont maîtrisées. Dans les services à la personne, chez les particuliers employeurs, dans les crèches ou les entreprises de la branche, des salariés peuvent se retrouver dans l'impossibilité de travailler en raison des évacuations, des fermetures administratives ou des risques pour leur sécurité.
Face à ces situations qui risquent malheureusement de se multiplier avec le changement climatique, la CGT agit.
Nous avons officiellement sollicité Madame Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, afin qu'un dispositif pérenne de chômage partiel puisse être mis en place pour protéger les salariés confrontés à ces catastrophes naturelles. Les réponses ne peuvent plus être improvisées au gré des crises : il est nécessaire d'anticiper et de sécuriser les revenus des travailleurs.
La CGT a également saisi l'IRCEM afin que son fonds d'action sociale puisse être mobilisé rapidement pour accompagner les salariés et les assistants maternels touchés par ces événements exceptionnels. Lorsqu'un drame survient, la solidarité doit être concrète et accessible sans délai.
Enfin, nous demandons que la Convention collective nationale des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile évolue afin d'inscrire clairement le droit de retrait dans le corpus conventionnel. Les salariés du secteur interviennent souvent seuls, au domicile des particuliers, dans des conditions parfois particulièrement exposées. Ils doivent pouvoir interrompre leur activité lorsqu'un danger grave et imminent menace leur santé ou leur sécurité, sans craindre de conséquences sur leur emploi ou leur rémunération.
Les incendies de cet été rappellent une réalité que nul ne peut désormais ignorer : le dérèglement climatique bouleverse durablement les conditions de travail. Les travailleurs de l'aide à domicile, des crèches, des services à la personne, de l'accueil individuel ou de l'emploi à domicile ne doivent pas être les oubliés des politiques publiques.
La solidarité est indispensable.
L'anticipation l'est tout autant.
La CGT continuera à porter des propositions concrètes pour que chaque salarié puisse travailler dans des conditions sûres, bénéficier d'une véritable protection sociale en cas de catastrophe et voir ses droits renforcés face aux défis climatiques.
Parce que protéger les travailleurs, c'est aussi préparer l'avenir.