ON NOUS CONFIE CE QUE LA SOCIÉTÉ A DE PLUS PRÉCIEUX

On nous confie les premiers mois, les premiers mots, les premiers chagrins, les premiers pas.
On nous confie des enfants.
Et pourtant, trop souvent, on nous demande de faire toujours plus avec toujours moins.
Moins de temps.
Moins de moyens.
Moins de stabilité.
Moins de reconnaissance.

Dans les crèches privées, les équipes tiennent malgré les sous-effectifs, les remplacements insuffisants et une organisation du travail de plus en plus contrainte.

Chez les assistantes maternelles, l’accueil se fait souvent dans l’isolement, avec des contrats fragiles, des revenus instables et la crainte qu’une rupture suffise à déséquilibrer tout un mois.

Nos réalités sont différentes.
Mais notre constat est le même.

NOS MÉTIERS SONT ESSENTIELS ET ILS SONT ENCORE TROP PEU RECONNUS.
Nous prenons soin des enfants.
Nous accompagnons les familles.
Nous permettons à des millions de parents de travailler.
Nous participons à l’éducation, à l’égalité, à la vie sociale et économique du pays.
Et pourtant, nos métiers restent parmi ceux que l’on regarde trop peu, que l’on rémunère trop peu, que l’on écoute trop peu.

Ce paradoxe ne peut plus durer.

LA PETITE ENFANCE N’EST PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT.
Elle ne peut pas dépendre de la seule logique des coûts.
Elle ne peut pas être pensée comme un marché ordinaire.
Elle ne peut pas reposer sur l’épuisement des professionnelles.
Quand il manque du personnel, quand les journées s’allongent, quand les cadences s’accélèrent, quand les contrats deviennent précaires, ce sont les professionnelles qui encaissent.
Et derrière elles, ce sont aussi les enfants et les familles qui subissent.

Nous voulons sortir de cette logique.
Nous voulons que l’argent consacré à la petite enfance serve réellement la petite enfance.
Qu’il serve à mieux rémunérer les professionnelles.
Qu’il serve à renforcer les équipes.
Qu’il serve à sécuriser les parcours.
Qu’il serve à améliorer la qualité de l’accueil.
Qu’il serve à donner du temps, des droits, de la stabilité.

CAR PRENDRE SOIN DES ENFANTS COMMENCE PAR RESPECTER CELLES QUI EN PRENNENT SOIN.

Le 8 octobre, salariées des crèches privées et assistantes maternelles, nous avons une raison commune de nous mobiliser.
Dire que nos métiers valent mieux que la précarité.
Dire que la qualité de l’accueil ne se décrète pas : elle se construit avec des professionnelles reconnues, formées, protégées et correctement payées.
Dire enfin que la petite enfance mérite une véritable ambition sociale.

LE 8 OCTOBRE 2026, FAISONS-NOUS ENTENDRE.
Pour nos salaires.
Pour nos droits.
Pour nos conditions de travail.
Pour la reconnaissance de nos métiers.
Pour les enfants.
Pour les familles.

LE 8 OCTOBRE, NOUS SERONS LÀ.

Parce qu’on nous confie ce que la société a de plus précieux.
Et que notre travail, lui aussi, a de la valeur.

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