Dans un communiqué de presse laconique du 20 novembre 2020, le gouvernement "réactive", pour le seul mois de novembre, un dispositif d'activité partielle pour les salariés du particulier employeur...

Loin de répondre aux demandes formulées par les acteurs du secteur, ce nouveau dispositif est extrêmement restrictif et loin de répondre aux enjeux de maintien de l'emploi dans un secteur vital pour répondre aux besoins de la population et à la relance de l'économie.

Le dispositif d’activité partielle, qui sera géré par les centres CESU et PAJEMPLOI, sera donc ouvert aux salariés de particuliers employeurs dans les cas suivants :

  • Les salariés de particuliers employeurs pour des activités non autorisées durant le confinement (cours à domicile hors soutien scolaire notamment comme par exemple un cours de musique) ;
  • Les salariés d’un particulier employeur exerçant une activité indépendante arrêtée du fait des mesures sanitaires (gérants de commerces ne pouvant accueillir de public en particulier) ;
  • Les salariés « vulnérables » susceptibles de développer des formes graves de Covid-19 (critères définis par le haut conseil de la santé publique et listés dans le décret du 10 novembre 2020).

Autre particularité de ce nouveau dispositif, l’URSSAF ne remboursera à l’employeur que 65 % de la rémunération nette prévue pour les heures concernées.

Cette décision, une nouvelle fois prise sans la moindre concertation, marque la profonde méconnaissance de l'utilité sociale de ce secteur et des arbitrages auxquels elle va conduire. La CGT fait à nouveau le constat du mépris affiché à l'égard de celles et ceux qui sans primes, sans revalorisation salariale, sans reconnaissance, assurent pourtant des métiers essentiels pour une société du lien et du bien vivre.

La fédération CGT du commerce et des services appelle les salarié.e.s de l'emploi à domicile à se mobiliser le 5 décembre prochain pour dire non à la précarité, aux inégalités et pour exiger la reconnaissance de nos métiers !