Des mois de lutte, durant toutes les saisons, on a eu chaud, on a eu froid mais notre pugnacité aura eu raison de la plupart des régressions portées par la réforme de l'assurance chômage. Le Conseil d’État vient en effet de siffler la fin du match, rappelant à cette occasion que nous avions à faire à un gouvernement qui n'hésite pas à contourner les règles du jeu.

S'agissant du changement de mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR)

Comme l'a rappelé la CGT dans un communiqué de presse : Le Conseil d’État a retenu notre argument selon lequel il s’agit d’une rupture d’égalité entre allocataires. En effet, deux personnes ayant eu la même durée de travail et le même salaire pourraient avoir une allocation du simple au quadruple, selon la façon dont les contrats se sont étalés dans le temps ou, au contraire, s’il s’agit d’un seul contrat continu.


Le changement du mode de calcul du SJR prévu au 1er avril 2020 est donc définitivement annulé dans son principe

Cette mesure aurait non seulement été une des plus coûteuses pour les allocataires concerné.e.s (intérimaires, saisonniers, extras hôteliers, CDD très discontinus) mais c’est aussi la plus grosse part d’économies (presque la moitié) que le gouvernement entendait faire sur le dos des chômeurs.

Nous y ajouterons bien évidemment les assistant.e.s maternel.le.s car voilà en image ce qui se serait passé au 1er avril...


A cette belle victoire, nous souhaitons associer nos militant.e.s et nos syndicats départementaux, les collectifs, notamment celui des Assistants Maternel en colère/gilets roses, nos camarades de Femmes Égalité et de ACTION AID, notre camarade Denis Gravouil, chef de file de la négociation du dossier assurance chômage, Sophie Binet et le comité national CGT des précaires et privés d'emploi. On n'oublie pas non plus nos camarades de FO avec qui nous avons formé une belle intersyndicale.

On vous laisse apprécier l'analyse de Denis Gravouil sur cette autre page de notre blog, car au delà de cette belle victoire, d'autres combats nous attendent !

Impossible non plus de faire l'impasse sur les mouvements politiques qui nous ont soutenus, PCF, PS et LFI, avec une pensée particulière pour Mesdames Rossignol et Meunier qui nous accompagnent inlassablement dans la défense d'une profession qui nous est si chère.

Comment conclure sans ajouter que cette décision du Conseil d’État intervient en plein milieu d'une journée de mobilisation contre les violences faites aux femmes. La violence sociale, comme toutes les autres, mérite d'être combattue !