Les participantes au congrès
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Le 8 avril 2023, le syndicat parisien du service à la personne organisait son congrès. C'est dans la salle parisienne du Pan Piper que prenait place ce congrès qui alliait l'information au plaisir de se retrouver.

Le  dernier congrès du syndicat de l'emploi à domicile avait lieu en janvier 2020, quelques semaines à peine avant des évènements auxquels personne ne s’attendait. Retrouvez le rapport d'activité

Un contexte de crise sanitaire 

La crise sanitaire inédite que nous avons traversé a considérablement modifié nos vies, nos modes de fonctionnement et notre vie professionnelle. Vous êtes bien placés pour le savoir.

Si d’un point de vue statutaire, les périodes de confinement et de restrictions de déplacements nous ont empêché de fonctionner normalement, le syndicat a malgré tout été très actif durant cette période.

Nous étions durant la première période de confinement disponibles 7 jours sur 7 et à toute heure.

Des centaines d’appels ou de messages nous ont été adressés. Nous avons fait le maximum pour répondre aux angoisses légitimes des salariés qui souvent devaient continuer à travailler comme pour ceux qui pouvaient bénéficier des dispositifs d’activité partielle que nous avons contribué à mettre en place.

Le dialogue social n’a pas été mis en sommeil puisque nous avons continué à négocier, même si l’exercice devait désormais se faire en visioconférence.

Au service des salariés pour les accompagner durant cette période anxiogène, mais également à leur service pour construire des droits nouveaux et obtenir la reconnaissance de nos si beaux métiers pourtant largement dévalorisés.

 

Deux en une : la négociation d'une nouvelle convention collective pour les assmats et les salariés du particulier employeur

Alors confinement ou pas, nous avons continué à négocier avec pour objectif de faire converger les 2 conventions collectives qui couvraient les salariés du particulier employeur.

La convention collective des assistants maternels et celle des salariés du particulier employeur n’en font désormais plus qu’une. La convention collective des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile est entrée en application le 1er janvier 2022.

Dès le début de la négociation, la CGT avait annoncé la couleur : nous ne voulions pas d’un copier/coller ou d’une juxtaposition des 2 textes, mais bien d’une nouvelle convention collective, porteuse de droits nouveaux et adaptés au secteur.

C’est aujourd’hui chose faite et nous sommes très fiers du travail accompli au cours de ces longs mois de négociations.

Très fiers aussi de vous annoncer que la signature de cette nouvelle convention collective n’arrête pas la négociation pour gagner encore de nouveaux droits.

 

La conquête de nouveaux droits avec la santé au travail, des accords de salaire, la création d'un fonds de garantie...

Le chantier de la santé au travail se poursuit et la généralisation du dispositif devrait intervenir au 1er janvier 2025.

Encore un peu de patience, le chantier est colossal. Nous y travaillons avec ardeur. La CGT a été à l’initiative de 5 négociations sur les salaires en un peu plus d’un an.

Les négociations ont abouti à 5 accords sur les salaires. Elles nous ont permis de faire face à une spirale inflationniste. De nouveaux salaires conventionnels sont applicables depuis le 1er avril. Vous pourrez en mesurer le bénéfice dès la fin du mois pour celles qui sont aux minima.

Pour les assistantes maternelles et les salariés des crèches, nous participons activement au comité de filière petite enfance. Nous tentons d’y obtenir des financements publics permettant une grande qualité d’accueil des jeunes enfants. La qualité d’accueil passe par une véritable reconnaissance de ces professionnelles et l’augmentation de leurs salaires.

Une réforme du CMG est d’ores et déjà annoncée pour permettre d’assurer un alignement du reste à charge pour les parents employeurs. L'alignement leur permettra de choisir librement leur mode de garde sans avoir à débourser plus. Nous souhaitons également que le plafond des 5 SMIC par jour pour l’emploi d’une assistante maternelle soit relevé. Cette solution permettra une augmentation de leur taux horaire et une majoration de salaire pour l’accueil en horaires atypiques.

Nous avons également obtenu l’ouverture de négociations sur la création d’un fonds de garantie des salaires. Cette négociation permettrait de mettre un terme aux salaires impayés, soit du fait de la mauvaise foi de certains parents employeurs, soit lors du décès de l’employeur.

 

Réforme de la retraite, version 2 : encore plus injuste

Souvenez-vous pour celles et ceux qui étaient présent.e.s en 2020, nous faisions beaucoup de sport grâce à un conflit social qui a duré près de 2 mois.

Un certain Emmanuel MACRON avait en effet décidé de réformer notre système de retraite. Trois ans plus tard, ce même Président de la République qui avait une première fois renoncé face à la grogne des travailleurs et la crise sanitaire revient à la charge. Et quelle charge ! Encore plus violente, encore plus injuste ! Cette version 2 de la réforme des retraites s’en prend aux plus précaires au premier rang desquels se trouvent les femmes. Elles seront particulièrement touchées si la réforme venait à passer.

Ce même Président qui n’avait d’autres choix que de faire le constat suivant : « Notre pays tout entier repose sur des hommes et femmes que nos économies reconnaissent si mal ! »

Ce même Président qui tentait de dissimuler l’état catastrophique de notre système de santé, de nos hôpitaux, veut nous imposer 2 ans de plus pour pouvoir bénéficier de nos retraites.

Déjà 11 journées de mobilisations interprofessionnelles et 2 tiers des Français s’opposent à cette réforme. Pour JUPITER, cela ne suffit pas ! Il s’entête, il s’obstine ! Il réprime le puissant mouvement intersyndical qui dit NON à la réforme.

Car oui, cela n’était pas arrivé depuis bien longtemps. C’est l’ensemble des organisations syndicales qui rejettent cette réforme. Des millions de travailleuses et de travailleurs se mobilisent depuis 2 mois. Le Président de la République ne leur répond que par son mépris et ses mensonges.

  • Une réforme qui est nécessaire pour assurer l’équilibre des comptes, c’est faux !
  • Une réforme pour permettre à tous les retraités d’avoir une pension minimum de 1 200 euros, c’est faux !
  • Une réforme qui prendra en compte la pénibilité des métiers, c’est faux !

La priorité de nos combats pour 2023 : faire reconnaitre la pénibilité de nos métiers du lien à domicile.

Dans nos métiers du lien et du domicile, nous sommes bien placés pour savoir que la pénibilité de nos métiers n’est pas prise en compte. La pétition que nous avons lancée pour faire bouger les lignes sur ce point a recueil