Cette semaine encore alors que le déconfinement entre dans une nouvelle phase, Stéphane Fustec répond aux questions de Chrystel Jaubert pour un tour d'horizon des dernières actes du service à la personne.

Précarisation de l'emploi en France et en Europe

Pour un grand nombre d'assmats, le déconfinement est malheureusement synonyme de rupture de contrat. Face à cette forte augmentation des ruptures, Stéphane Fustec conseille à chacun de se rapprocher de son syndicat pour s'assurer que tout est fait dans le respect des droits de chacun.

Les assmats ne sont pas les seules à être touchées dans le secteur. On observe une précarisation de l'emploi à domicile dans toute l'Europe. La France n'y échappe pas, mais a réussi à endiguer en partie le mouvement grâce à son dispositif de protection sociale et à l'engagement des partenaires sociaux. Cependant, les dérogations et les mesures exceptionnelles prises pendant la crise doivent rester temporaires.

En accord avec le collectif Pas de bébé à la consigne, Stéphane Fustec prend l'exemple des assmats qui peuvent accueillir plus d'enfants que d'habitude : il n'est pas envisageable de continuer au-delà du nécessaire dans ces conditions.

Pas de bébés à la consigne
Pas de bébés à la consigne

Quid des réformes sociales ?

Stéphane Fustec revient également sur la création d'une cinquième branche de la Sécurité sociale, ce que demande la CGT depuis longtemps. Elle pourrait prendre en charge la perte d'autonomie. Mais ce qui serait vraiment bénéfique, au sortir de cette crise, c'est de revoir entièrement le système social pour le rendre plus juste et solidaire. Dans la même veine, Stéphane Fustec a participé à une conférence de presse sur la réforme de l'assurance chômage. L'objectif ? Que la deuxième partie de la réforme (prévue pour le 1er septembre) ne soit jamais mise en place. Et d'autant moins avec 840 000 personnes récemment au chômage !

Enfin, Stéphane Fustec a participé à une réunion avec la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) en compagnie de plusieurs représentants des services de PMI (Protection maternelle et infantile). Ceux-ci ont pu entendre que le rôle des PMI était perçu comme trop autoritaire, et pas assez collaboratif. Cette réunion a permis de faire émerger l'idée d'engager un processus d'échanges pour transformer leur mission, en association avec les Relais Assistantes Maternelles (RAM). Pour voir le compte rendu de la DGCS, cliquez ici.

Prochaine SolidariTV dans quelques jours. Prenez soin de vous.